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Ville de Mondragon - Jeudi 2 Mars 2017
600 moutons ont rafraîchi l’espace autour de Patatin
Mise en valeur d’un site protégé municipal et lieu de rencontres intergénérationnelles

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Une partie du cheptel d'Aimé et Victorine Montagard de Bédoin à l'assaut de Patatin
   

          

A l’abri des curiosités intempestives, sans signalisation particulière, accessible selon divers itinéraires tortueux zigzaguant sur la colline, l’ancienne ferme de Patatin abritait jadis la famille Marchand, de souche mondragonnaise. Encouragée par Bruna Romanini, qui entretient la fibre écolo au sein du conseil municipal, en 2015, la Ville a fait l’acquisition de ce havre bucolique, à des fins pédagogiques, axées sur la nature.

Mais, pour y accéder, il faut montrer patte blanche. Des vandales ont déjà sévi en dérobant un figuier, planté la veille, ou en saccageant des nids à mésanges, fabriqués pour endiguer les chenilles processionnaires. D’où ce paradoxe : Patatin est à la fois un point de mire et une destination secrète !

Associations locales, scolaires, club des ados, membres du 3ème âge et autres hôtes triés sur le volet sont donc ponctuellement invités à entretenir ce petit paradis intergénérationnel. C’est une réserve de biodiversité. Des plantations (amandiers, thym, romarin) pourvoient au butinage et au miel de trois ruches installées l’an dernier. En mai prochain, pour la troisième année consécutive, on y célèbrera la fête de la nature.

Pastoralisme

Entourée de larges arpents de garrigue et d’une végétation libre et abondante, l’ancienne ferme de Patatin méritait un plus large entretien. Sa reconversion en Maison de la Nature ne saurait s’accommoder avec des friches étendues sur plusieurs hectares. D’où l’idée d’un vaste débroussaillage. Evidemment pas avec des engins motorisés dont l’irruption en ce secteur pacifique serait une incongruité.

C’est là qu’intervient Bruna Romanini, conseillère viscéralement attachée aux espaces verts et à l’environnement. Animée d’une verve communicative, elle explique : « Avec l’accord de tous les adjoints et conseillers, le maire Christian Peyron souhaite développer le pastoralisme sur la commune de Mondragon. »

Les bergers Montagard de Bédoin

Surgi d’un temps qu’on croyait révolu et aujourd’hui supplanté par des moyens mécaniques et expéditifs, le rafraîchissement des larges abords de Patatin s’est effectué avec 600 moutons, venus du contrefort du Mont-Ventoux. Patiente, lente, esthétique à souhait et, surtout, d’une efficacité redoutable, la gloutonnerie naturelle du troupeau se déplace dans un périmètre délimité par une barrière mobile. Elle épouse les reliefs herbus et escarpés, sous la vigilance d’un chien de garde.

Ces 600 moutons font partie d’un cheptel de 5 000 ovidés, élevés par Aimé et Victorine Montagard, frère et sœur établis à Bédoin. Chaque été, les bêtes sont en estive sur les pentes du Ventoux, et donc régulièrement attaquées par les loups qui en ont tué jusqu’à 200 l’an dernier. Une dérogation préfectorale autorise exceptionnellement l’éleveur à protéger ses bêtes par des tirs de défense.

Ce contexte peu réjouissant n’a pas empêché les bergers Montagard de répondre bénévolement à l’invitation de la municipalité de Mondragon. Etalé sur plusieurs jours, et sous la surveillance du neveu Thierry, logé dans sa caravane, ce pastoralisme aura permis la tonte régénératrice de Patatin.

         


Site naturel protégé, réhabiltité par la municipalité de Mondragon depuis 2015
           


L'ex-ferme Patatin, bercail de la famille Marchand
     


Panoramique sur la vallée depuis les abords de Patatin
      


La transhumance débarque des contreforts du Mont-Ventoux 
         

 


Bruna Romanini (à gauche) en parfaite adéquation avec les bergers Montagard
    

 


Avec l'adhésion de Martial Beaucamp, président de la Gaule-du-Rhône (à droite)
          


Durant une semaine (ou plus si nécessaire) un berger en caravane montera la garde.
     

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