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Ville de Bollène - Samedi 3 Août 2019
Michel Causse expose à l’Atelier du 40
La rédemption d’un peintre souffre-douleur
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Michel Causse, éternel insatisfait, 
expose ses « Allers et retours »

Entamée en juillet dernier, la troisième saison de l’Atelier du 40 se poursuit avec ce second volet, consacré au peintre mondragonnais Michel Causse. S’en approcher n’est pas chose aisée. Tant par la texture de l’œuvre que par les tourments qui l’inspirent. Eternel insatisfait, l’artiste rappelle : « Un tableau n’est jamais fini. Pour se libérer du fardeau de ceux que je considérais comme ratés, je les ai brûlés ! » Cette purge remonte aux années 80.

Mais le feu est aussi un allié. C’est le point de départ de la dernière décennie de travail, dont sont extraits les tableaux aujourd’hui remis au goût du jour et donc exposés. D’inattendus événements du quotidien aboutissent à l’expérience du feu. Entre autres, on y voit les restes carbonisés d’un couvercle de pot de peinture ou le coton roussi d’un sous-vêtement masculin. « Une soumission au hasard des flammes, stoppées à temps pour un résultat jubilatoire et aléatoire », confie volontiers l’artiste pyromane.

Techniques mixtes et feu raisonné

Ne se contentant pas du déjà vu, Causse rafraîchit éventuellement ce qu’il ressort de son officine par de nouveaux stigmates, comme le lui permettent ses techniques mixtes : peinture, collages, graffitis, etc. D’où ces camaïeux tactiles, ces aspects hiéroglyphiques, aux tonalités sobres mais rugueuses, où s’accumulent les misères du monde. Si la flamme n’intervient pas directement, elle reste inhérente aux sujets, symbolisés par des compositions abstraites : Papillons de nuit (qui se brûlent), 13 novembre 2015 (attentats), Terre en feu (incendie)…

Comme source d’inspiration, faut-il toujours qu’il y ait quelque chose qui brûle, qui craque, qui meure ? « Oui, admet le plasticien souffre-douleur, comment rester indifférent aux catastrophes qui font partie de la vie ? » La rédemption est en marche. Que nous réservent les prochains méfaits du feu raisonné ? Face aux galeries, pas forcément ouvertes aux courants intrépides de l’art contemporain, Michel Causse reste vague : « Trop de promesses restent mal tenues, je préfère ne pas en parler. »  

Sachons gré à l’Atelier du 40 d’oser poursuivre l’aventure, nommée « Allers et retours », dans l’univers d’un artiste écorché.  A voir jusqu’au 10 août au n° 40 de la rue de la Paix à Bollène. Contact : 07.83.92.26.96.   J. P.

     


Un noyau de visiteurs se fidélise.
         

1.  Expo : à quand le tour de Roland Riché (à gauche) ?
2. Deux nostalgiques (Samson-Verdier) de "Fidélius" (à droite)
        

On papote devant la boutique "chocolat"... devenue carrefour des arts !
         

    

                      
Tableaux de Michel Causse
1. Papillons de nuit                                        2. Asymétrique                                   3.  13 Novembre 2015
          


Un Mondrian ? 
Mais non... une porte !


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